Vélo bobo...
Départ du Tour de Romandie aujourd'hui, puis du Giro la semaine prochaine, avec les inévitables questions sur le dopage. J'ai remarqué que depuis deux-trois ans, Bertrand Duboux et ses consultants n'éludent plus la question comme auparavant, même lors de l'affaire Festina que l'on avait voulu considérer comme un phénomène unique. Ce qu'elle n'était bien sûr pas.
D'une manière ou d'une autre, les coureurs ont toujours cherché à améliorer leurs performances. Lors du premier tour de France, ils se prenaient volontiers un coup de rouge, un pastis, ou plus, pour se donner du courage.
C'était de la pure folie, ce premier tour de 1903. Plus de 2400 km en... 6 étapes: 1- Paris-Lyon, 2 Lyon-Marseille, Marseille-Toulouse, Toulouse-Bordeaux, Bordeaux-Nantes, Nantes-Paris. Ils étaient 60 coureurs au départ, 21 à l'arrivée. Et on pédalait la nuit! Le vainqueur de la première étape, Maurice Garin, arriva à Lyon en 17 heures et 45 minutes, le dernier en mit 27... Un Suisse, Charles Laeser, s'imposa lors de la 4e étape Toulouse-Bordeaux. au final, Garin - qui avait déjà gagné Paris-Roubaix en 1897 et 1898 - l'emporta avec 2 h 59 d'avance sur son dauphin Louis Pothier et 64 h 47' sur le 21e et dernier classé, Arsène Millocheau.
Les épreuves de Six-Jours étaient très populaires dans la dernière décennie du XIXe siècle et se couraient partout. Seul problème, c'est que les coureurs pédalaient pratiquement non-stop jour et nuit et qu'il fallait bien un petit "stimulant" pour tenir le coup.
Voilà. Le phénomène n'est pas récent. Et c'est une "positive" qui vous le dit...
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01 Mai 2007 à 13:17 dans
- Foot
